(on devrait continuer a presenter les gens comme ca: Bonjour, je m'appelle Janine, 73kg et 1.55m...)
Tout le monde va bien, et c'est le plus beau bebe du monde ;-)
photo 3h apres la naissance:
J'ai trouve!
Un super appart a NY, avec une colloc qui a l'air tres sympa, amie d'amis et ancienne de la BJ! l'appart est assez grand (criteres new yorkais), mignon,
lumineux et tres calme (... et coute le double de mon loyer parisien, mais on a rien ss rien!), ds l'upper west side pres du metro 79St (4 stations de mon boulot), et a deux blocks du
parc!
I am sooo happy!
Juste un petit exam demain, puis une semaine a San Francisco, ma graduation, et back to France, avec mariages et autres rejouissances de prevues (shopping pour les mariages par exemple ;-) ).
debut du boulot: 1er aout.
Il est motivé (et irrationnel).
C'est fou. Mon admirateur anonyme (le fameux, plus très anonyme d'ailleurs). Apres 4 bouquets de fleurs, des lettres (restées sans réponses), mails (réponses monosyllabiques du genre "merci mais non"), chocolats, un CD et des invitations bizarres toutes refusées (dont une invitation à des lectures de poèmes de Byron, dans une salle commune du Grad College), je l'ai rencontré et je lui ai dit que je ne voulais pas lui parler et qu'il ne m'intéressait pas - il m'avait "guettée" à la sortie de la messe, j'étais très énervée. Il m'a demandé si je rentrais au GC et comme une débile, j'ai dit oui trop vite. Apres il me demande si ça ne me dérangeait pas trop s'il m'accompagnait, j'invente un détour par mon département, il vient quand même... et par politesse je fais le détour par mon département (je commence à devenir énervée).
J'ai par la suite été désagréable comme je sais si bien l'être. Morceaux choisis:
Lui: "if we go this way I'll show you were I live"
Moi:" I don't care"
ou encore:
M:" I prefer to walk alone" " I do not know you, and I am not interested in knowing you"
ou :
M: profonds soupirs, yeux levés vers le ciel
ou
L:" Are you going to have brunch?"
M:" Yes, but without you"
Là vous vous dites que je suis allée un peu fort. Je vous imagine déjà, lisant ces lignes et grommelant: " tout de même elle y est allée un peu
violement avec ce pauvre garçon".
Mais attendez la suite :
Quelques semaines après, un ami me parle sur msn de relations amoureuses, des mecs qui n’ont pas la
chance de parler à une nana, juste pour s’expliquer. J'ai d'abord cru qu'il traversait une crise existentielle. Je l'écoute patiemment, toute prête à
analyser ses problèmes, trouver une solution, servir d'intermédiaire, entendre des histoires croustillantes...
Pas du tout. Il s'agissait encore et toujours de l'autre abruti.
Bref, il a fini par me convaincre que c'était faire une bonne action que de rencontrer le garçon pour qu'il puisse aller de l'avant etc, etc. Charité chrétienne et devoir de la guide obligent, j'ai accepté.
RDV fixé le surlendemain à 11h.
J'arrive dans la cafète, je réexplique au pauvre garçon : "I do not like you, you are weird, I do not
want to talk to you, I do not want to see you, please do not send me any more email, flowers, invitation or CD, blabla" Seule concession, j'accepte de lui dire bonjour quand je le croise
(enfin un "hi" murmuré suivi d'un vague hochement de tête) et ce juste " for the sake of politeness". Le tout dure 10min, je suis plutôt contente de moi.
Et puis il y a une semaine, nouvel email, il m'invite à un ballet (en me racontant toute la vie de sa soeur qui s'est désistée -> rien à foutre) avec tout un laïus "Si c’est vraiment ‘weird’ de faire de son mieux pour être gentil, romantique, respectueux, honnête et chrétien avec une femme qu’on admire, alors je ferai toujours de mon mieux
pour être ‘weird’" qui m'a beaucoup énervée. Pour qui il se prend cet abruti ? peut même pas reconnaitre qu'il est taré,
bizarre? Et quel besoin de mêler la religion à ca? ah ces Américains... Ah oui et le passage « j’ai confiance que tu vas répondre à cette
invitation d’une manière digne d’une vraie Versaillaise » m’a vraiment énervée également. Qu’est ce qu’il en connait des Versaillais ? MOI j’ai vécu 20 ans à Versailles, et lui il
a du visiter le château! Et cette espèce de jugement de valeurs, beurk. Vous voyez, toute cette histoire
m’énerve…
Et enfin aujourd'hui, colis, de sa part: une boite de chocolats et une bouteille de Sauterne…
Heureusement que je déménage et qu'il n'aura pas ma nouvelle adresse!
Voici pour les détails de ce roman fleuve. Enfin je vous rassure, tous les Américains ne sont pas tarés, il y en a même des gentils :-)
Reste une question : quand vais-je arrêter d’avoir des histoires tordues comme ça ?
Suite a une discussion tres interessantes avec des economistes, voici quelques chiffres sur l'obesite a NY. Il serait interessant d'avoir les chiffres par quartiers de NY, parce que quand je vais a NY je reste ds Manhattan et je ne vois pas de gros...
"New York City's adult obesity rate was 20% in 2003, compared to 23% nationwide in 2004. The national average has nearly doubled from 12% in 1993."
http://home2.nyc.gov/html/doh
26% adult blacks of NY are obese
14% adult whites in NY are obese
http://www.cssny.org/pdfs
Poverty for NY Blacks: 30%
Poverty for NY Whites: 11%
Voici le titre d'un mail que je viens de recevoir d'un couple d'ami, qui se poursuit ainsi:
"Salut Anne-Gab,
Nous venons d’entendre un bruit de couloir qui nécessite confirmation : est-il vrai que tu prépares ton mariage ?
C’est génial. Pour quand cet heureux évènement est-il prévu ?
A bientôt,
Bien amicalement,
XXXXXX et XXXX-XXXXXXXX*"
Alors la ca m'epate. Comment une telle rumeur a-t-elle pu se former? Il est vrai que mon frere et ma soeur se marient cet ete, mais tout de meme! Enfin bref, si vous entendez ce bruit de couloir,
1. ne vous vexez pas en vous disant
"elle aurait pu me prevenir quand meme", mais
2. commencez par demander "avec qui ?" (ben oui c'est quand meme la partie la plus interessante de l'histoire)
3. puis retablissez la verite...
*noms caches par la redaction par soucis de discretion
Pour continuer dans la serie "devinette", qui peut me dire ce que c'est que ca ? (l'ombre, c'est moi en train de prendre la photo).
NB: Sont d'office disqualifies: Edouard, Mathieu, Marjolaine, Louis-Philippe, Lionel et Valerie.
Je suis depuis une semaine en periode de revision avant mes exams, qui sont dans une semaine. Ma vie ressemble donc a ca:
Je sais, c'est dur la vie d'etudiant... (demain, c'est promis, je m'y mets serieusement...).
Mon cher professeur de Corporate Restructuring cette année était le distingué O. G. S e x t o n, que j'appelerai ici par soucis de simplicité Griff (photo et biographie sur http://www.morganstanley.com/about/company/governance/board.html ).
Il nous a beaucoup appris cette année.
Lors du premier cours, Griff nous a enseigné que ce qui compte n'est pas la richesse actuelle, mais la capacité future à engranger de la richesse. Ainsi à la réponse "qui est riche ?", il convenait à l'ensemble de la classe de lever la main, tandis que lui la gardait - modestement - baissée. Pauvre homme, il doit avoir à peine $50m en stocks Mor gan Stan ley...
Griff nous a également appris qu'à Wall Street il pouvait être utile de savoir jouer au golf, qu'on ne manquait jamais à sa parole mais qu'il arrivait souvent qu'on "change d'avis", et que les deux piliers des affaires sont "fear and greed". En gros, on commence par supplier, et puis on menace...
C'est d'ailleurs en regardant les mêmes séries évoquées dans l'article précédent, que je me faisait des Etats-Unis une idée d'un pays propre, riche, moderne et sans danger.
Pour ce qui est de propre et moderne, un petit tour dans le métro de NY vous convaincra rapidement du contraire.
Et pour ce qui est de "sans danger", quand j'ai dit à mes amis que j'allais à l'office de la sécurité sociale à Trenton (la capitale du New Jersey), ils m'ont tous demandé si j'avais une "rape alarm*"...
* une "rape alarm" est un petit objet qui se glisse dans un sac à main : en appuyant dessus retentit une sirène, forte comme une sirène de pompiers américains. En longeant l'usine désafectée de la longue impasse déserte au bout de laquelle se trouvait l'office de la sécu, j'ai effectivement compris pourquoi tout le monde me posait cette question...
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