Balbuti, Musa, balbuti, nam saluto amicos et inimicos, optimates-si qui etiam manent-et populares creberrimos.
Cum paremus aut scandere moenia nos circumcludentia et effugere in multas terras quae nos exspectant aut-ut prudentioribus dicam-ambulare per apertam portam FitzRandolphensem, oportet contemplare sacrosanctum institutum in quo consumpsimus tot dies et annos; memoro quippe non universitatem Princetonensem, sed bibliothecam Firestonensem.
Timens ne bibliotheca libros amittat, sicut quaedam membranae ineptae architectorum portendunt, neve linguae hominum de stratis illis labyrintheis librorum loqui desistant, decrevi dignitatem eius demonstrare ostendendo vobis fragmenta papyri nuper reperta e quibus vaticinatio Sibyllina fingi potest.
Initium carminis corruptum est, sed quoad possum restituere attingit pestes olim pervulgatas, quando turbae cicadarum descenderunt et devastaverunt omnia quibus incubuerunt, scilicet theses paene perfectas et pizzas apud Frist et glacies apud Curvam Cochleam-id quod vulgo dicitur "Bent Spoon." Ubi incorruptus textus incipit, sic legitur:
"Et di antiqui, haud secus ac genus sciurorum, Princetoniam reliquerant et in manibus procuratorum deposuerant, Praesidis Tilghman atque Decanae Malkiel, quae vigilantes auguria salutis exspectabant vel dona alumnorum.
"Et patres matresque iuvenes in campo desertos spectabant, quos facultates linguarum Slavicarum vel studiorum Proximae Aurorae vel scientiae evolutionis ecologiaeque rapiebant-O cavete ne quis posteris annis hanc Latinam orationem cultam cantet lingua Coptica vel Tochariana vel Maya.
"Et magistri, velut vultures super columnis insidentes, avebant involare discipulos qui thesibus expolitis scribendis deerant.
"Et scholastici ferias priscas academiae suae iam diu neglexerant, quippe qui non per vada benigna ambrosiae divinae incederent.
"Itaque vere novo quoque senescentes turbae redibunt ut bacchatione simulata intra saepta inclusi bibant et crumena vacuent ad nova aedificia construenda.
"Et orator rostra ad sacrificium escendet et recitabit versus plurimis cum erroribus declinationis ignorantiaque verborum."
Hic textus iterum abrumpitur, sed audeo supplementum suadere: "Res praeteritae nobiscum remanebunt, etiamsi cottidie res futurae nos
opperiantur: tempus novum semper novo modo salutemus."
Pour sauver l'honneur, il y avait plusieurs annotations de type "Hic ridete", "Hic plaudite", et cetera, qui nous ont un petit peu aidé (tout le monde n'est pas
allé à Daniélou :-) )! si votre latin est rouillé:
http://www.princeton.edu/main/news/archive/S18/10/62K54/index.xml?section=announcements
Fort heureusement, la plus grande partie de la cérémonie s'est par la suite déroulée dans la langue de Shakespeare, à l'exception notamment de la phrase par
laquelle President Tilghman nous a descerné nos différents diplômes:
"Auctoritates mihi a curatoribus Universitatis Princetoniensis commissa, vos at gradum primum in artibus et cum honoribus, ut indicatum est, admitto."
Enfin dernière précision: je n'ai pas un "Master in Finance", mais un "Magistri in Scientia Fiscali"...
J'ai trouve!
Un super appart a NY, avec une colloc qui a l'air tres sympa, amie d'amis et ancienne de la BJ! l'appart est assez grand (criteres new yorkais), mignon,
lumineux et tres calme (... et coute le double de mon loyer parisien, mais on a rien ss rien!), ds l'upper west side pres du metro 79St (4 stations de mon boulot), et a deux blocks du
parc!
I am sooo happy!
Juste un petit exam demain, puis une semaine a San Francisco, ma graduation, et back to France, avec mariages et autres rejouissances de prevues (shopping pour les mariages par exemple ;-) ).
debut du boulot: 1er aout.
Il est motivé (et irrationnel).
C'est fou. Mon admirateur anonyme (le fameux, plus très anonyme d'ailleurs). Apres 4 bouquets de fleurs, des lettres (restées sans réponses), mails (réponses monosyllabiques du genre "merci mais non"), chocolats, un CD et des invitations bizarres toutes refusées (dont une invitation à des lectures de poèmes de Byron, dans une salle commune du Grad College), je l'ai rencontré et je lui ai dit que je ne voulais pas lui parler et qu'il ne m'intéressait pas - il m'avait "guettée" à la sortie de la messe, j'étais très énervée. Il m'a demandé si je rentrais au GC et comme une débile, j'ai dit oui trop vite. Apres il me demande si ça ne me dérangeait pas trop s'il m'accompagnait, j'invente un détour par mon département, il vient quand même... et par politesse je fais le détour par mon département (je commence à devenir énervée).
J'ai par la suite été désagréable comme je sais si bien l'être. Morceaux choisis:
Lui: "if we go this way I'll show you were I live"
Moi:" I don't care"
ou encore:
M:" I prefer to walk alone" " I do not know you, and I am not interested in knowing you"
ou :
M: profonds soupirs, yeux levés vers le ciel
ou
L:" Are you going to have brunch?"
M:" Yes, but without you"
Là vous vous dites que je suis allée un peu fort. Je vous imagine déjà, lisant ces lignes et grommelant: " tout de même elle y est allée un peu
violement avec ce pauvre garçon".
Mais attendez la suite :
Quelques semaines après, un ami me parle sur msn de relations amoureuses, des mecs qui n’ont pas la
chance de parler à une nana, juste pour s’expliquer. J'ai d'abord cru qu'il traversait une crise existentielle. Je l'écoute patiemment, toute prête à
analyser ses problèmes, trouver une solution, servir d'intermédiaire, entendre des histoires croustillantes...
Pas du tout. Il s'agissait encore et toujours de l'autre abruti.
Bref, il a fini par me convaincre que c'était faire une bonne action que de rencontrer le garçon pour qu'il puisse aller de l'avant etc, etc. Charité chrétienne et devoir de la guide obligent, j'ai accepté.
RDV fixé le surlendemain à 11h.
J'arrive dans la cafète, je réexplique au pauvre garçon : "I do not like you, you are weird, I do not
want to talk to you, I do not want to see you, please do not send me any more email, flowers, invitation or CD, blabla" Seule concession, j'accepte de lui dire bonjour quand je le croise
(enfin un "hi" murmuré suivi d'un vague hochement de tête) et ce juste " for the sake of politeness". Le tout dure 10min, je suis plutôt contente de moi.
Et puis il y a une semaine, nouvel email, il m'invite à un ballet (en me racontant toute la vie de sa soeur qui s'est désistée -> rien à foutre) avec tout un laïus "Si c’est vraiment ‘weird’ de faire de son mieux pour être gentil, romantique, respectueux, honnête et chrétien avec une femme qu’on admire, alors je ferai toujours de mon mieux
pour être ‘weird’" qui m'a beaucoup énervée. Pour qui il se prend cet abruti ? peut même pas reconnaitre qu'il est taré,
bizarre? Et quel besoin de mêler la religion à ca? ah ces Américains... Ah oui et le passage « j’ai confiance que tu vas répondre à cette
invitation d’une manière digne d’une vraie Versaillaise » m’a vraiment énervée également. Qu’est ce qu’il en connait des Versaillais ? MOI j’ai vécu 20 ans à Versailles, et lui il
a du visiter le château! Et cette espèce de jugement de valeurs, beurk. Vous voyez, toute cette histoire
m’énerve…
Et enfin aujourd'hui, colis, de sa part: une boite de chocolats et une bouteille de Sauterne…
Heureusement que je déménage et qu'il n'aura pas ma nouvelle adresse!
Voici pour les détails de ce roman fleuve. Enfin je vous rassure, tous les Américains ne sont pas tarés, il y en a même des gentils :-)
Reste une question : quand vais-je arrêter d’avoir des histoires tordues comme ça ?
Suite a une discussion tres interessantes avec des economistes, voici quelques chiffres sur l'obesite a NY. Il serait interessant d'avoir les chiffres par quartiers de NY, parce que quand je vais a NY je reste ds Manhattan et je ne vois pas de gros...
"New York City's adult obesity rate was 20% in 2003, compared to 23% nationwide in 2004. The national average has nearly doubled from 12% in 1993."
http://home2.nyc.gov/html/doh
26% adult blacks of NY are obese
14% adult whites in NY are obese
http://www.cssny.org/pdfs
Poverty for NY Blacks: 30%
Poverty for NY Whites: 11%
Voici le titre d'un mail que je viens de recevoir d'un couple d'ami, qui se poursuit ainsi:
"Salut Anne-Gab,
Nous venons d’entendre un bruit de couloir qui nécessite confirmation : est-il vrai que tu prépares ton mariage ?
C’est génial. Pour quand cet heureux évènement est-il prévu ?
A bientôt,
Bien amicalement,
XXXXXX et XXXX-XXXXXXXX*"
Alors la ca m'epate. Comment une telle rumeur a-t-elle pu se former? Il est vrai que mon frere et ma soeur se marient cet ete, mais tout de meme! Enfin bref, si vous entendez ce bruit de couloir,
1. ne vous vexez pas en vous disant
"elle aurait pu me prevenir quand meme", mais
2. commencez par demander "avec qui ?" (ben oui c'est quand meme la partie la plus interessante de l'histoire)
3. puis retablissez la verite...
*noms caches par la redaction par soucis de discretion
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